Le paradoxe du communautaire!

bonheur

Ni la reconnaissance plus noble, c’est-à-dire l’appréciation publique du travail qu’ils font, ni la reconnaissance financière, plus élémentaire, mais cependant nécessaire.

L’ampleur, la force et le dévouement du réseau communautaire envers les plus démunis de la société sont sans aucun doute les éléments qui m’ont le plus surpris et impressionné durant mon séjour de deux mois comme naufragé. Jamais je n’aurais imaginé ce réseau si vaste, si varié, si imaginatif et si efficace avec si peu de moyens.

Mais on dit souvent que l’on a les défauts de nos qualités. C’est exactement ce qui se produit avec le milieu communautaire. Sa force incroyable et sa débrouillardise exceptionnelle, s’ils sont nécessaires pour assumer la lourdeur et l’ampleur de leur tâche, déculpabilisent et déresponsabilisent l’autre spectre de la société, économique et financier celui-là.

Les milieux économiques et financiers le savent. Leurs actions peuvent bien provoquer des débordements sociaux, il y aura toujours, qu’ils se disent, la gang du communautaire, ces espèces de gauchistes de l’âme et du cœur, qui seront là pour s’occuper et prendre charge de ceux et celles qui seront exclus de leurs actions.

Je ne me fais pas d’illusion. La situation ne changera pas demain matin. Mais ne pourrait-on pas donner à César ce qui lui revient et faire preuve de reconnaissance collective envers le milieu communautaire en lui octroyant juste un peu plus de moyens. Juste un peu.

Il saura faire des miracles avec cet argent.

Billet de blogue de Pierre Côté, issu de Bonheur et société

S'abonner à notre infolettre