Coût de la violence dans le monde en 2013 : 9,8 mille milliards de dollars

L’activité terroriste et les conflits internes sont incriminés dans une tendance à l’augmentation de la violence pour la 7ème année consécutive. Une évolution à la baisse progressive, qui indique les auteurs du rapport, « renverse 60 années d’une tendance à la hausse de la paix mondiale qui remontait à la fin de la Seconde Guerre mondiale ».

« Alors qu’on a vu des développements positifs dans certaines parties du monde, la situation des onze pays les moins pacifiques s’est encore aggravée, ce qui réduit la moyenne mondiale » a indiqué Daniel Hyslop, le vice-président de la recherche globale pour l’Indice mondial de la paix.

La région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA) attire toujours l’attention, indique le rapport en relevant que « de nombreux conflits résultant du Printemps arabe continuent de s’intensifier ». Il note, « sans surprise » que l’l’Égypte et la Syrie sont les deux pays qui voient leurs résultats globaux se détériorer le plus, l’Égypte affichant la deuxième plus forte baisse à l’échelle mondiale. La Syrie, elle, détrône l’Afghanistan en tant que pays le plus dangereux du monde.

Cercle vicieux

L’Afrique subsaharienne affiche la deuxième plus forte détérioration des scores régionaux mais ses résultats sont supérieurs à celui des régions Russie/Eurasie, MoyenOrient/Afrique du Nord et Asie du Sud. « Quatre des dix pays présentant les plus fortes variations négatives de leur résultat proviennent de cette région, avec en tête le Soudan du Sud et la République centrafricaine ».

Steve Killelea, fondateur et président exécutif de l’Institut pour l’économie et la paix (IEP), se montre assez pessimiste. Il note que de nombreux macro-facteurs » expliquent la détérioration de la paix au cours des sept dernières années : la crise financière mondiale, les répercussions du Printemps arabe et la propagation continue du terrorisme.

« Ces effets étant susceptibles de perdurer dans un avenir proche, il est peu probable que le niveau de paix rebondisse de manière significative ». « Il en résulte des coûts très réels pour l’économie mondiale : l’augmentation de l’impact économique mondial de la violence et de son endiguement équivaut à 19 % de la croissance économique mondiale de 2012 à 2013. Pour mettre ce chiffre en perspective, cela représente environ 1 350 USD par personne ».

Steve Killelea met en garde contre un cercle un cercle vicieux : « la faiblesse de la croissance économique induirait des niveaux plus élevés de violence, dont l’endiguement réduirait la croissance économique. « . Les dépenses engagées pour combattre la violence ont pour conséquence de réduire les moyens affectés aux secteurs  » qui aident à réduire la violence sur le long terme, tels que l’éducation et la santé ».

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