Médias engagés contre les violences faites aux femmes!

Campagne

8 mars, Journée internationale des droits des femmes
banderole 8 mars 2026

À l’occasion du 8 mars, la Fédération des maisons d’hébergement pour femmes rappelle l’importance des mots, des récits et des représentations médiatiques dans la lutte contre les violences genrées. Les médias jouent un rôle central dans la manière dont la société comprend — ou invisibilise — les réalités vécues par les femmes victimes de violence.

Avec notre nouvelle campagne, nous invitons le public, les professionnel·les des médias et les organismes communautaires à réfléchir collectivement à la façon dont les violences faites aux femmes sont racontées, nommées et comprises. Les mots façonnent les perceptions. Les récits influencent les décisions. Et ces choix ont un impact réel sur la sécurité, la dignité et les parcours des femmes.

Les maisons d’hébergement de la FMHF accompagnent chaque année des milliers de femmes et d’enfants. Leur travail essentiel met en lumière des réalités trop souvent mal comprises : la complexité des dynamiques de contrôle, les enjeux d’accès à la justice, la revictimisation à laquelle elles font face lorsqu’elles dénoncent la violence, que ce soit auprès des autorités ou bien dans la sphère publique, lorsqu’elles s’expriment publiquement dans les médias.

En ce 8 mars, nous réaffirmons notre conviction :
Les droits des femmes passent aussi par la façon dont les médias parlent des violences; la violence genrée n’est pas un fait divers, mais un véritable enjeu de société.

À travers cette campagne et notre nouvelle boîte à outils MÉDIAS ENGAGÉS, disponible au courant du mois de mars, la FMHF souhaite :

  • soutenir les journalistes et les professionnel·les des médias avec des outils concrets pour une couverture responsable ;
  • offrir aux maisons d’hébergement, aux organismes d’aide et aux femmes victimes, des ressources pour mieux être préparées à la prise de parole médiatique ;
  • sensibiliser le grand public à l’impact des mots et à la nécessité d’une représentation juste et respectueuse des expériences des femmes victimes de violence.

 

Changer les mots, c’est changer les regards.
Changer les regards, c’est sauver des vies.