Manifeste bleu pour les droits des enfants

ruban_bleuyeux_enfant_1

La Convention fut signée par le Canada en mai 1990.

Le 20 novembre est l’occasion de promouvoir les droits des enfants et de reconnaître qu’ils sont des êtres à part entière, qui ne sont pas que l’avenir de la société, mais son présent aussi.

Le Regroupement des organismes ESPACE du Québec (ROEQ) et ses membres encouragent la population à porter le ruban bleu pour souligner cette journée. Ce ruban permet de rappeler que les enfants doivent être pris en considération dans l’ensemble des décisions, quelles soient politiques, sociales ou économiques. Le bleu symbolise la paix et le calme. C’est d’ailleurs pourquoi le drapeau de l’ONU est de cette couleur. Le bleu réfère aussi à la liberté et à notre désir que tous les enfants vivent une enfance en sécurité et sans violence.

Cette année, à l’occasion du 20 novembre, nous sommes préoccupés par la question du respect des droits des enfants. En effet, depuis quelques années, les gouvernements ont effectué de nombreuses coupures budgétaires. Ceci a eu un impact direct sur les services à la population. Par ailleurs, les ménages québécois ont de plus en plus de difficultés à répondre à leurs besoins de base. Dans ce contexte, les enfants sont directement touchés par les choix politiques entraînant la diminution de l’accessibilité des services, notamment dans les domaines de l’éducation, de la santé et de la protection de la jeunesse.

Face à cette préoccupation grandissante, les signataires unissent leur voix pour rappeler à l’État que «l’intérêt supérieur de l’enfant doit être une considération primordiale dans toutes les décisions» (Article 3, Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant, 1989).

Nous tenons également à rappeler que «l’État doit prendre toutes les mesures législatives, administratives, sociales et éducatives pour protéger l’enfant contre toute forme de violence. Ces mesures de protection doivent comprendre l’établissement de programmes sociaux visant différentes formes de prévention.» (Article 19, Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant, 1989). Par conséquent, nous demandons à ce que l’État investisse davantage en matière d’éducation, de santé et de protection de la jeunesse, notamment par un meilleur soutien aux organismes communautaires qui contribuent au bien-être des enfants.

L’éducation est un droit. Ce droit doit s’exercer sur la base de l’égalité des chances. Par conséquent, l’enseignement dispensé aux enfants doit être gratuit et accessible pour tous, peu importe leur situation sociale, économique, culturelle, géographique ou s’ils présentent des besoins particuliers. Face aux importantes dépenses annuelles des parents en fournitures scolaires et aux nombreuses coupures budgétaires imposées au système d’éducation depuis près de 20 ans, nous nous inquiétons des conséquences de ces mesures sur l’accessibilité réelle de l’éducation et de ce fait, du respect de ce droit des enfants par l’État.

Les enfants ont droit à la santé et à un niveau de vie décent (Charte des droits et liberté, section droits économique et sociaux). Pour que ces droits soient actualisés, l’État doit intervenir davantage pour lutter contre la pauvreté et les inégalités sociales de façon à ce que toutes les citoyennes et tous les citoyens aient accès à des aliments nutritifs et abordables, à un logement décent ainsi qu’à de l’information et des soins de santé préventifs.

Les enfants ont droit au respect de leur intégrité physique, psychologique et sexuelle. En lien avec ce droit fondamental, la sexualisation précoce des enfants, issue de l’omniprésence d’une sexualité stéréotypée dans l’espace public et de l’hypersexualisation de la société où le corps est objet de marchandise, est préoccupante. C’est pourquoi, nous demandons à ce que

  •  l’État «favorise l’élaboration de principes directeurs appropriés destinés à protéger les enfants contre l’information et les matériels qui nuisent à son bien-être» (Article 17, Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant, 1989);
  • l’État offre dès le préscolaire une éducation à la sexualité saine qui inclut tous les aspect de la personne;
  • l’État intervienne pour limiter les excès du capitalisme et règlemente les industries pour éviter que les enfants ne vivent d’impacts découlant de stratégies de marketing.

Le 20 novembre ainsi que tous les jours de l’année, les droits des enfants doivent être reconnus et respectés.

214 signataires (dont la FMHF) œuvrant dans divers domaines : santé mentale, violence conjugale, pauvreté, toxicomanie, etc. se joignent à ESPACE pour rappeler à l’État que l’intérêt supérieur de l’enfant doit être une considération primordiale dans toutes les décisions (Article 3, Convention relative aux droits de l’enfant, Nations Unies, 1989).

communiqué et manifeste en pièce-jointe ci-dessous. 

Site ROEQ

Télécharger le document

Télécharger le document

Télécharger le document

S'abonner à notre infolettre