L’équité salariale mise à mal au nom de l’équilibre budgétaire

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La vue de l’esprit du premier ministre, tel qu’il nomme l’austérité, nous en fait effectivement voir de toutes les couleurs.

C’est au nom de celle-ci que la CES sera amalgamée aux autres instances régissant le droit du travail. 

Malgré les fortes potentialités d’impacts négatifs sur les femmes, le gouvernement refuse de soumettre le projet de Loi 42 à l’Analyse diffférenciée selon les sexes (ADS). 

Dans un communiqué paru le 14 mai,  Québec Solidaire dénonce ce refus et réaffirme le rôle essentiel de la CES. La commission dispose d’une expertise lui permettant de veiller à l’application de la Loi sur l’équité salariale, expertise que ne possèdent pas forcément la CNT ni la CSST. Il n’est d’ailleurs pas dans leur mandat de protéger les femmes contre la discrimination. La fusion des trois instances fait craindre la perte de cette expertise, et donc de la considération spécifique du droit des femmes dans le monde du travail. 

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La fusion aura également son impact sur les droits des non-syndiqués. En effet, la précarité dans laquelle ils se trouvent risque d’être accentuée, selon la directrice de la directrice du Carrefour d’aide aux non-syndiqué-es (CANOS), Marie-Josée Magny.

«La fusion de ses organismes, ainsi que les différences importantes entre ces lois nous fait craindre pour l’accessibilité des recours par les non-syndiqués. Comment arrimer un régime d’indemnisation, la CSST, et une loi sur les normes minimales d’emploi sans créer des confusions ? Quand, en plus, on sait que la CSST et la CNT peinent déjà à jouer réellement leurs rôles auprès des non-syndiqués, comment pourront-elles faire mieux dans une aussi grande structure, avec des missions si différentes ?» 

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