Le gouvernement Couillard se renouvelle

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Malgré le diktat des compressions budgétaires et du régime-minceur imposé à l’État, M. Couillard a choisi de faire passer son équipe de 25 à 28 ministres.

Une nouvelle venue, ancienne présidente de la Coalition avenir Québec, Dominique Anglade, prend les rênes du ministère de l’Économie, tandis qu’un ministre expérimenté, Pierre Moreau, devient le troisième ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur du gouvernement Couillard en 20 mois.

Celui qui était aux commandes de l’Économie, Jacques Daoust, passe aux Transports, chassant du coup le ministre Robert Poëti sur les banquettes arrières.

Deux ministres redeviennent simples députés: M. Poëti, qui ne s’est pas présenté au parlement, et Jean-Denis Girard, qui était responsable des petites et moyennes entreprises. C’est Lise Thériault qui prendra la relève à ce poste, de retour d’un congé de maladie de plusieurs mois, alors qu’elle était ministre de la Sécurité publique

François Blais passe de l’Éducation, où il était depuis seulement 11 mois, à l’Emploi et la Solidarité sociale, un ministère qu’il a dirigé dans le passé.

Sam Hamad quitte l’Emploi pour le conseil du Trésor, alors que Martin Coiteux quitte le Trésor pour diriger deux ministères: les Affaires municipales et la Sécurité publique, qu’il tentera de fondre en un seul. Il sera aussi responsable de Montréal.

Nouveau député de Jean-Talon et ancien député et leader parlementaire de la défunte Action démocratique, Sébastien Proulx, 40 ans, accède au conseil des ministres, en succédant à Francine Charbonneau, qui aura connu un parcours fort controversé à la Famille.

Parmi les nouveaux visages, on note aussi la présence du député de Sherbrooke, Luc Fortin, 33 ans, qui sera responsable du Loisir et du Sport. Ce secteur relevait auparavant du ministère de l’Éducation.

À mi-mandat, Philippe Couillard relance son gouvernement avec deux projets majeurs: la création d’un ministère de l’Intérieur et l’instauration d’un revenu minimum garanti.

Le premier incombe au nouveau ministre des Affaires municipales et de la Sécurité publique, Martin Coiteux. Le second sera l’œuvre de François Blais, de retour au ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale dans le nouveau cabinet libéral assermenté jeudi.

La députée de Gatineau, Stéphanie Vallée, demeure ministre de la Justice et ministre responsable de la région de l’Outaouais. Elle perd cependant la responsabilité de la Condition féminine au profit de sa collègue Lise Thériault.

Elle est également vice-première ministre, ministre responsable des Petites et Moyennes Entreprises, de l’Allègement réglementaire et du Développement économique régional, et responsable de la région de Lanaudière. 

Élue en 2002, Lise Thériault devient aujourd’hui la numéro 2 du gouvernement. Une progression qu’elle doit notamment au travail effectué comme ministre de l’Immigration, mais surtout grâce à son passage au Travail (2010-2012), où elle s’est signalée avec l’adoption de la loi 33 sur le placement syndical dans le milieu de la construction. En 2015, elle quitte «temporairement» ses fonctions pour des raisons de santé. Elle est aujourd’hui de retour au cabinet.

À plusieurs reprises dans les dernières semaines, le chef libéral a dit souhaiter que son équipe compte davantage de femmes, de jeunes et de représentants des régions. On constate cependant que la parité n’est toujours pas de mise dans ce nouveau gouvernement, qui compte 17 hommes pour 11 femmes ministres. 

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Crédits photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne

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