Jusqu’à ce que la mort nous sépare : une série de reportages sur la violence conjugale en Caroline du Sud

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Les journalistes ont montré dans leur enquête que les représentants politiques locaux étaient particulièrement laxistes en la matière. Par exemple, la loi de Caroline du Sud punit plus sévèrement la violence contre les chiens (peine maximale de cinq ans pour une première infraction) que la violence contre les femmes (peine maximale de trente jours).

Les législateurs de l’État, imprégnés de culture chrétienne conservatrice, expliquent cette disparité en arguant qu’il faut donner la priorité à la préservation de l’unité familiale, même lorsqu’il y a violence.

Les journalistes apportent également une comparaison efficace afin de faire prendre conscience de l’ampleur du problème à la population. Le nombre de femmes tuées aux mains de leurs conjoints ou de leurs ex-conjoints, est trois fois plus élevé que le nombre de soldats provenant de la Caroline du Sud morts au cours des deux guerres en Iraq et en Afghanistan.

Notons que dans 65 % des cas, les femmes ont été tuées par armes à feu. Les maentalités ne sont cependant pas prête de changer. Tom Corbin, un sénateur à l’assemblée locale qui refuse ces réformes sur le port d’arme, avait répondu aux journalistes:

«Il faudrait qu’il y ait plus d’amour pour Jésus dans le monde, je pense que ça aiderait beaucoup à freiner la violence.» 

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