Le meurtre: l’escalade de la violence conjugale

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C’est possiblement ce qui est survenu à Saint-Hyacinthe alors qu’une jeune femme a été retrouvée sans vie chez elle et que son conjoint a tenté de se suicider.

«Un conjoint qui n’accepte pas la séparation peut devenir extrêmement violent. C’est une période extrêmement critique pour les homicides intrafamiliaux», fait savoir Manon Monastesse, directrice de la Fédération des maisons d’hébergement pour femmes.

Le meurtre d’une compagne est toujours précédé d’épisodes de violence d’après Mme Monastesse. «Il y a des signes avant-coureurs, il faut être très vigilant. […] C’est la conséquence d’une situation de violence, de contrôle, de coercition, où tous les gestes de la conjointe sont contrôlés. [Le meurtre] ne survient jamais du jour au lendemain. Le conjoint veut maintenir le contrôle à tout prix et quand la femme veut se séparer, il sent qu’il n’aura plus le contrôle sur elle.»

Conjointe isolée de ses proches

Dans une situation de violence conjugale, l’homme va «essayer graduellement d’isoler sa conjointe de sa famille, de ses proches, de son milieu de travail. Il va exercer de plus en plus de contrôle», explique Manon Monastesse.

Les femmes qui vivent cette violence dans leur couple doivent rapidement chercher de l’aide, car leur vie et celles de leurs enfants peut aussi être menacées. «Les femmes peuvent appeler à la fédération,  24 heures sur 24 dans une maison d’hébergement, se tourner vers leurs proches, car le conjoint peut aussi tuer les enfants», informe Mme Monastesse.

Si vous ou un proche avez besoin d’aide, vous pouvez joindre la Fédération des maisons d’hébergement pour femmes.

Entrevue à revoir sur TVA nouvelles

 

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